T’es qui là rapido ? Meet Raphaël, Directeur Artistique

Bouclez vos ceintures, on s’envole dans l’univers de Raphaël notre Directeur Artistique Senior. From Paris, to L.A. and back to Nice, il nous dévoile un parcours plutôt atypique. Prêt à prendre un bon shot d’inspi ?

Hello Raphaël ! Pour commencer, peux-tu nous parler de ton parcours et de la façon dont tu es devenu Directeur Artistique Senior chez tequilarapido ?

J’ai toujours été passionné par le digital et les arts graphiques. Ma première expérience concrète remonte à mes années lycée, lorsque j’ai réalisé le branding et un site web pour mon groupe de rock !

À cette époque, je suivais des études en ingénierie physique mais j’adorais travailler sur des projets graphiques à côté. De fil en aiguille, ça m’a rapproché du marketing et lorsque je me suis expatrié à Los Angeles, c’est grâce à eux que j’ai réussi à intégrer des géants de l’entertainment, notamment CBS et Hulu.

Là-bas, j’ai participé à développer les campagnes 360 pour les séries originales de la marque et de HBO.

5 ans plus tard, je suis rentré en France avec l’envie de retrouver la mer et le soleil. Une amie m’a vanté la bonne visibilité et le côté décalé de l’agence tequilarapido. Ils cherchaient un DA, j’ai postulé, ça a matché, et c’est ce qui m’a conduit à Nice !

C’est plutôt atypique comme parcours et ça révèle bien ta passion pour ce métier. Tu nous parles un peu plus de ton travail ?

Il consiste à imaginer les univers graphiques pour véhiculer les messages que nos clients veulent adresser à leurs audiences. C’est aussi de proposer des contenus innovants et de convaincre à travers des mises en situation.

En tant que DA il faut aussi être capable de prendre en compte différentes contraintes telles que l’histoire de la marque, les enjeux stratégiques, mais aussi les contraintes techniques éventuelles.

Quand j’avais un profil plus junior, j’envoyais plein de solutions et les propositions fusaient dans tous les sens. Avec le temps, l’expérience m’a permis de prendre du recul pour avoir une vision plus globale de l’univers des clients et une meilleure appréhension des contraintes extérieures. Je peux ainsi faire de meilleures recommandations et mieux justifier certaines prises de décision.

Si on met de côté le côté junior ou senior, qu’est-ce qui selon toi caractérise un bon créatif ? Comment peut-il se démarquer ?

Pour moi un bon créa c’est avant tout quelqu’un d’empathique, avec l’esprit toujours ouvert vers l’extérieur. C’est aussi quelqu’un de méthodique et d’organisé. On imagine souvent un créa comme une personne un peu perchée, qui fait à sa façon… Mais il y a malgré tout une différence entre un artiste et un créatif ! Le premier est davantage libre de faire ce qu’il veut, alors que le second lui a besoin de méthodes et de process pour être productif et produire des livrables qui pourront être utilisés par d’autres partenaires.

Avec l’évolution constante des tendances et des usages, où trouves-tu l’inspiration pour rester à la page ?

Il n’y a aucune limite, tout est source d’inspiration ! Toutefois je me suis rendu compte qu’on utilise tous un peu les mêmes supports ou les mêmes plateformes type Behance, Pinterest, ou Dribble par exemple.

Je vais donc parfois faire des recherches dans des sources annexes, comme par exemple les livres d’art de collection. Les géants comme Nike ou Apple sont aussi très inspirants. Ce sont des créateurs de produits, des générateurs de tendances, des concepteurs de nouveautés et il faut s’en inspirer.

Pour finir, je regarde aussi du côté des studios de création qui tentent des innovations surprenantes et parfois inattendues. Je pense par exemple à DIA Studio ou Zach Lieberman qui sont des sources que j’ai découvert en discutant avec mon entourage.

En résumé, TOUTES les sources d’inspirations sont bonnes à prendre, et il faut se constituer son petit carnet personnel.

Selon toi, quels sont les avantages et les difficultés de ce métier ?

Les plus grandes difficultés résident dans la capacité à se renouveler. Trouver constamment des nouvelles idées et rester à la page. C’est bien évidemment un aspect important qui est inhérent au métier, et encore plus en agence.

Sur l’aspect créatif, il faut impérativement garder en tête qu’on est sur une expertise qui touche à la subjectivité. Savoir prendre de la distance avec nos productions reste donc très important pour progresser, et surtout pour ne pas se démoraliser. C’est pas toujours facile mais c’est vraiment fondamental pour soi, mais aussi pour la sérénité du travail en équipe.

Pour les côtés positifs, je vais être super pragmatique : les avantages peuvent facilement devenir des difficultés. Ce qui a de meilleur c’est le challenge permanent auquel tu es soumis et l’ultime satisfaction quand tu fais mouche avec un rendu. Et puis il y a cette expression d’une touche personnelle inéluctable qui rend le métier moins impersonnel.

Tu nous parles d’un projet dont tu es fier ?

J’ai particulièrement aimé travailler pour notre client Renault Group, et notamment sur la plateforme Mobilize qui fusionne tous ses services autour de la mobilité.

On a conçu un design système avec l’objectif d’unifier sous la même identité de nombreux services et marques, et construire une plateforme à l’image du groupe et de la mobilité de demain.

Ce projet a nécessité une vraie collaboration des équipes en interne mais aussi avec notre client dans des délais particulièrement rythmés.

Comment perçois-tu l’évolution de ton métier dans les prochaines années ?

Je pense que l’avenir se tourne de plus en plus vers l’animation, la 3D et les technologies autour des réseaux sociaux comme par exemple les filtres qu’on a vu exploser ces dernières années. Notre métier est ancré dans les technologies digitales, il faut donc être attentifs et s’intéresser aux nouveaux usages pour lesquels il sera nécessaire de faire évoluer ses compétences. Il est important de rester curieux pour comprendre comment intégrer ces formats dans les écosystèmes.

Un autre point important est celui de l’aspect collaboratif au cœur des nouveaux outils sur lesquels on travaille. À l’image de Figma par exemple, que j’utilise beaucoup et qui permet la collaboration en temps réel sur un même projet. L’évolution de ce côté là est assez conséquente.

Et si tu avais quelque tips à partager aux profils juniors ?

Faites comme si chaque jour était le premier ! Ce n’est pas une leçon de vie mais simplement pour moi le moyen d’évoluer dans mon métier. Celui qui te permet d’être toujours aussi attentif et de bien entendre toutes les suggestions que l’on te fait. Il faut rester une éponge et garder beaucoup d’humilité.

Pour finir peux-tu nous dire ce qui t’anime quand tu n’es pas derrière ton ordi ?

Alors j’ai 3 loisirs :

Faire de la batterie et jouer du rock, la linogravure, qui répond à mes besoins de créer des choses de façon manuelle, et la course à pieds. À raison de 3 fois par semaine, la course est ma soupape mais me permet surtout d’avoir cette sensation de contrôler les choses. J’ai fait le marathon de Los Angeles, celui de San Diego et mon prochain objectif : Berlin !

Écrit par Jérémy Semmel, rédacteur de contenus créatifs chez tequilarapido

Digital is about recreativity.

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